36% des Sénégalais sont dépressifs
La dépression prend des proportions inquiétantes au Sénégal. Selon les résultats de l’enquête Steps (étude pour mesurer les principaux facteurs de risque communs aux Mnt chez les personnes âgées de 18 à 69 ans) publiés, hier, par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, le pourcentage des populations touchées par la dépression est énorme. «L’étude a été faite sur plusieurs maladies. Pour la santé mentale, nous avons vu que la dépression touche 36 % des populations», a indiqué le rapporteur de cette enquête, le chef de la Division de lutte contre les Maladies non transmissibles (Mnt), Dr Malick Anne.
L’étude a révélé aussi de nouvelles données sur certaines maladies chroniques. Il s’agit de l’hypertension artérielle dont la prévalence est estimée à 22,2 %, le diabète 4,2 % et l’obésité 10 %. D’après toujours Dr Anne, les envies suicidaires sont à 13 %.
Les envies suicidaires sont à 13%
Selon Dr Malick Anne, l’enquête porte aussi sur les facteurs et risques des Maladies non transmissibles (Mnt) mais aussi sur la mauvaise alimentation. «Ce sont autant de facteurs qu’on évalue pour voir la prévalence au niveau du Sénégal et voir si nos stratégies sont en train de faire reculer ces maladies», indique Dr Anne. Pour ce dernier, ces nouvelles données permettront au ministère de la Santé d’avoir des évidences et de pouvoir faire des actions, d’améliorer sa stratégie de lutte contre ces pathologies. Raison pour laquelle, dit-il, l’enquête a été réalisée. Il rappelle que le ministre dispose d’un plan d’accélération 2023-2025 qui va se terminer en 2025. A l’en croire, une évaluation est en train d’être faite pour élaborer un autre plan stratégique avec l’ensemble des partenaires et experts. Mais en tenant compte, souligne-t-il, des résultats qui viennent d’être publiés pour avoir un plan stratégique qui sera factuel. Mais, il estime que cela demande une mobilisation des ressources.
Dr Malick Anne affirme que les résultats de cette enquête Steps sont venus à l’heure. «Aujourd’hui, on parle de santé préventive. Ces deux éléments importants sont là, et sur lesquels, nous allons bâtir notre stratégie. Nous allons faire en sorte qu’on puisse intégrer les maladies non transmissibles dans les soins et centres primaires. Que l’agent qui est au niveau des zones les plus reculées puisse jouer un rôle par rapport à cela. Que la sage-femme puisse jouer un rôle dans le cancer du col à l’hôpital. Mais aussi que les actions de dépistage, de prévention, de sensibilisation occupent une place importante dans notre plan», dit-il.




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