Viol collectif, séquestration : 10 jeunes arrêtés à Diamaguène Sicap Mbao
Le Poste de Police de Diamaguène Sicap Mbao a procédé, ce 6 mars 2026, à l’interpellation de dix individus pour enlèvement, séquestration et viol sur une mineure de 14 ans.
L’enquête a débuté après que le père de la victime a conduit deux suspects au poste. Selon ses déclarations, il avait perdu de vue sa fille dans la nuit du 5 au 6 mars, juste après la rupture du jeûne. Après des recherches infructueuses jusqu’à minuit, il a été informé vers 1 heure du matin que l’adolescente se trouvait avec des jeunes gens dans une demeure de Sicap Mbao. Le père a immédiatement fait irruption dans l’appartement situé au deuxième étage de ladite maison. Sur les lieux, il a découvert sa fille subissant un viol collectif.
Aidé d’un accompagnant, il est parvenu à neutraliser deux des agresseurs, tandis que les autres prenaient la fuite. Interrogés, les deux suspects ont reconnu les faits.
Entendue sur procès-verbal en présence de son père, la mineure a déclaré avoir été victime d’abus sexuels collectifs. Elle a précisé que les individus S. S. (17 ans), élève dans un centre de formation en football ; A. C. (16 ans), en formation en électricité-auto ; I. N. (18 ans) et P. O. S. (17 ans), tous deux en formation en mécanique ; E. V. A. D. dit Rone (17 ans) et M. T. (17 ans), élèves en classe de 1ère L2 ; A. K. C. dit Junior (16 ans), en formation en menuiserie-aluminium ; O. P. (15 ans), élève en classe de 5ème ; D. G. (14 ans) et M. N. dit Doudou (14 ans), élève en classe de 6ème, l’avaient enlevée avant de la conduire chez l’un des fugitifs pour abuser d’elle à tour de rôle. Une réquisition aux fins d’examens gynécologiques a immédiatement été adressée au centre de santé Khadimou Rassoul de Sicap Mbao.
Les conclusions médicales font état d’un hymen béant présentant une déchirure ancienne. Par ailleurs, les prélèvements vaginaux effectués le jour même ont révélé la présence de spermatozoïdes. Interrogés, les mis en cause ont, pour la plupart, reconnu avoir entretenu des rapports sexuels avec la victime, à l’exception d’un d’entre eux. Toutefois, ils contestent les chefs d’enlèvement et de séquestration, alléguant que la jeune fille aurait elle-même proposé des rapports non protégés. Les suspects ont été placés en garde à vue et l’enquête suit son cours.



Laisser un commentaire